Confrérie du Guillon

Cérémonial

Tout au long de ses six heures d'affilée, le rituel est ponctué de propos et d'animations. Après un salut à ses hôtes, le Gouverneur prononce la Prière du Compagnon, à laquelle succèdent les Règles de la Table énoncées par le Héraut. Cette déférente mise en garde appelle chacune et chacun à l'affabilité et au respect d'autrui en s'interdisant de quitter sa place sous de futiles prétextes et de fumer avant que n'en soit donnée l'autorisation.

Les vins et les mets sont présentés successivement par les Chantres des vins et les Clavendiers en de disertes et malicieuses envolées, lyriques, bonhommes, frondeuses ou farfelues, selon le ton et le piment de chacun. Les annonces sont sonnées par les Trompettes aux cuivres flamboyants. Groupe choral de la Confrérie du Guillon, les Gais Compagnons prodiguent leur plein de notes et de chansons sur des airs allègres et enjoués. Les ressats de printemps sont depuis peu agrémentés par les cors des alpes de l’Amicale du Léman aux Dents de Morcles, alors que ceux d'automne le sont traditionnellement par les trompes de chasse d'Hauteville.

Ainsi s'enchaînent les actes au rythme des vins et des mets, des conversations amicales, des rires et des ovations faisant écho à de glorieuses répliques. D'une gastronomie de belle tenue, le repas est ordonné au gré de la fantaisie des chefs et l'actualité des saisons.
Sélection du Maître de Cave, les crus sont choisis selon leurs affinités respectives avec les plats, en veillant à une équitable représentativité des cinq régions viticoles vaudoises.
Les convives ne portent leur verre aux lèvres qu'après que le Gouverneur a proclamé: "Mettons ce vin en perce!". Nul besoin de tancer les hôtes et de les inviter à la modération. Le plaisir a des limites que la griserie ne connaît pas. Le ressat conclut sur les remerciements adressés par le Gouverneur aux brigades de cuisine et servants.

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